WOLKONSKY & MODERNO
Is there a life before death ?
Benjamin Hugard
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"Pourquoi Benjamin Hugard ? Parce que je ne l’ai jamais vu se réfugier dans un flou artistique, espérant que l’obscurité de son travail soit perçue comme de la profondeur ; parce qu’il n’a jamais été nécessaire de faire appel à des formules comme la « déconstruction des récits » pour justifier que ses œuvres manquent d’engagement et de clarté ou la notion d’inframince qui apparaît toujours lorsqu’un travail est si minimal qu’il risque de s’évaporer, de disparaître

avant d’avoir été vendu par le discours même qui lui donne existence sous prétexte de le décrire. Si la référence
à l’histoire est très présente chez
Hugard, son évocation n’est jamais

la seule raison d’être de ses œuvres. Ainsi, une interprétation de ses travaux ne vise pas essentiellement à découvrir la référence que l’artiste y aurait cachée tel un œuf de Pâques. Ses pièces ne s’épuisent pas dans ce que j’appelle L’effet « Vous Savez... ? » qui porte aujourd’hui tant d’œuvres. Vous savez ? Cette girafe empaillée a été tuée dans un bombardement israélien. Vous savez ? Cette sculpture représente la montagne du film culte de Steven Spielberg, etc. « Très bien », ai-je toujours envie

de dire, « mais qu’est-ce que ça nous
dit au juste sur notre temps, le cinéma ou le conflit entre l’Israël et la Palestine ? Est-ce autre chose qu’un surplus de sens pour une jolie œuvre ?
». C’est à nous, critiques, de faire la différence lorsque les commissaires et gérants des grandes institutions ne la font pas.
J’ai rencontré Benjamin Hugard en 2007, lorsqu’il était étudiant à la Villa Arson [à Nice]. Il travaillait sur une série de photographies où des habitants des cités de Nice lui présentaient des dégradations tout en cachant leur visage, référence au photojournalisme, dont Hugard s’inspirait par la prise de vue tout en la mettant à mal par la mise en scène.
La tension qu’il crée entre un
langage photographique emprunté et l’usage qu’il
en fait
est essentielle pour cet artiste qui cherche à éviter les pièges de la photographie, en particulier l’« instant décisif » à la Cartier-Bresson - et ce, parfois, en le mimant.
Les sans-abri de la série «
Focus on money
» nous balancent à la figure leur
« salaire » pour la prise de vue, négociée avec l’artiste. Les pièces paraissent suspendues en l’air comme par magie. On perçoit pourtant au fond le geste qui les a fait voler. Se servant d’un médium où le pouvoir d’authentification l’emporte sur le pouvoir de représentation, l’artiste nous livre des mises en scène instantanées d’un autre monde possible."

Klaus Speidel

Alicia Framis
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Alicia Framis (1967 Barcelona, Spain) is a multi-disciplinary artist whose practice blends architecture, design, fashion and performance. Her work is project based and focuses on different aspects of human existence within contemporary urban society. Framis often starts out from actual social dilemmas to develop novel settings and proposed solutions. She develops platforms for creative social interaction, often through interdisciplinary collaboration with other artists and specialists across various fields.

Alicia Framis studied at the Barcelona University and the École de Beaux Arts in Paris. She completed two masters programs, one at the Institut d’Hautes Etudes, Paris and another at Rijksakademie Van Beeldende Kunsten, Amsterdam. Framis won Prix Lleida Contemporary Art, Spain (2000) and Prix de Rome, Italy (1997). Her recent solo exhibitions include the MUSAC, Castilla y Léon (2014), Museum voor Moderne Kunst Arnhem (2013), La Frac Haute-Normandie, Rouen (2012), Ullens Center for Contemporary Art, Beijing (2010), Centre d’Art Santa Mònica, Barcelona (2008), Palais de Tokyo, Paris (2002), and many more.

Framis represented The Netherlands in the Dutch Pavilion at the 50th Venice Biennale (2003) and has had work featured in the 2nd Berlin Biennale (2001), Performa 09 New York (2009), and Manifesta 2 Luxemburg (1998). Her work is included in numerous permanent collections, including those of Collection FRAC Lorraine (France), Migros Museum für Gegenwartskunst (Switzerland), Museum Boijmans van Beuningen (Netherlands), MUSAC de Castilla y Léon (Spain), Rabo Art Collection (Netherlands), Stedelijk Museum Collection (Netherlands), among others.

Melik Ohanian
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Melik Ohanian est né en France en 1969. Il vit et travaille entre Paris et New York.  Il a montré son travail lors de 
plusieurs expositions  personnelles : Galerie Chantal Crousel et Palais de Tokyo à Paris,  South London Gallery à Londres,  De Appel  à Amsterdam,  IAC à Villeurbanne, Yvon Lambert à New York, Museum in Progress à Vienne, Centre  pour l’Image Contemporaine  à Genève, Matucana 100 à Santiago du Chili.
 
Il a également participé à de nombreuses expositions collectives dans le monde et en particulier aux Biennales de Sao Paulo (représentation française), Berlin et Sydney en 2004, aux Biennales de Moscou et de Lyon en 2005, aux Biennales de Gwangju et de Séville en 2006, et plus récemment à la 52e Biennale de Venise en 2007.
 
Le travail de Melik Ohanian s’entend en terme de territoires physiques et conceptuels  dont le point central serait la notion de temps. Nourrie de recherches, de méthodes scientifiques et de philosophie, son oeuvre se développe au travers d’une multiplicité de médiums. Les dispositifs réalisés interrogent les modes de représentation de l’exposition et dépassent les cadres habituels de l’image dans ses dimensions spatiales et temporelles (photographie, film, vidéo etc.). Les projets de l’artiste sont spécifiques à leurs contextes de production et d’exposition tout en s’interrogeant l’un l’autre.
Joris Lacoste
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Joris Lacoste se fait d'abord connaître comme auteur de théâtre à la fin des années 1990 : ses textes sont publiés chez Théâtre Ouvert et Inventaire/Invention, et traduits en anglais, en italien, en allemand, en croate et en portugais.
 
À partir des années 2000, après diverses collaborations avec des metteurs en scènes et chorégraphes, il entreprend de créer ses propres spectacles : 9 lyriques en 2005 (Laboratoires d'Aubervilliers), Purgatoire en 2007 (Théâtre National de la Colline), Parlement en 2009 (Fondation Cartier pour l'art contemporain). Ses pièces travaillent à inventer des formes originales d'écriture et de parole jouant avec les codes de la représentation. Elles empruntent aussi bien au théâtre, à la danse, aux arts visuels, à la musique, à la poésie sonore, qu'à des formes non artistiques comme le jeu, la conférence, le discours politique, le sport.
 
Son travail revendique une dimension de recherche, sous-tendue par une forte activité théorique (articles, conférences, ateliers, séminaires). Il a ainsi initié deux projets collectifs : le projet W (théorie, pratique et critique de la performance) en 2004, et l'Encyclopédie de la parole (exploration de la diversité des formes orales) en 2007.
Il pratique également l'hypnose à travers le projet Hypnographie, dans le cadre duquel il a réalisé diverses performances, une pièce radiophonique, une installation sonore, une exposition, un spectacle.
 
Son travail a été programmé notamment au Théâtre de la Bastille, au Centre Pompidou, au Théâtre de Gennevilliers, au Théâtre de la Cité internationale, au Festival d'Automne, au Théâtre National de la Colline, au Printemps de Septembre, à la Villa Arson, au Théâtre Garonne de Toulouse, à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, au FIAF de New York ainsi qu'à la biennale Performa.
 
Il a été co-directeur des Laboratoires d'Aubervilliers de 2007 à 2009.
Santiago Sierra
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Santiago Sierra vit au Mexique depuis 1998. Son art  pose de manière brutale la question du travail et de son exploitation à  travers des performances,  des installations, des photographies ou des vidéos. 

Controversé, Santiago Sierra construit des œuvres radicales  qui  proposent  une  lecture  du contexte géopolitique dans lequel il se produit.
 
Polémique,  il  explore  la société mondialisée  comme un catalogue  de  formes.  Son  regard  est cru,  dérangeant, acide. Chaque pièce est un pamphlet, un haut le coeur. La marchandisation des relations humaines y est dénoncée avec une cruauté égale à ce qu'il dénonce. C'est un monde sans gratuité que cet artiste sulfureux nous donne à voir.
Steve Lambert
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Lambert made international news after the 2008 US election with The New York Times “Special Edition,” a replica of the “paper of record” announcing the end of the wars in Iraq and Afghanistan and other good news. He has collaborated with groups from the Yes Men to the Graffiti Research Lab and Greenpeace. He is also the founder of the Center for Artistic Activism, the Anti-Advertising Agency, Add-Art (a Firefox add-on that replaces online advertising with art) and SelfControl (which blocks grownups from distracting websites so they can get work done).
 
Steve’s projects and art works have won awards from Prix Ars Electronica, Rhizome/The New Museum, the Creative Work Fund, Adbusters Media Foundation, the California Arts Council, and others. His work has been shown at galleries, art spaces, and museums nationally and internationally, appeared in over fourteen books, four documentary films, and in the collections of The Sheldon Museum, the Progressive Insurance Company, and The United States Library of Congress. Lambert has discussed his work live on NPR, the BBC, and CNN, and been reported on internationally in outlets including Associated Press, the New York Times, the Guardian, Harper’s Magazine, The Believer, Good, Dwell, ARTnews, Punk Planet, and Newsweek.
 
He was a Senior Fellow at New York’s Eyebeam Center for Art and Technology from 2006-2010, developed and leads workshops for Creative Capital Foundation, and is faculty at the School of the Museum of Fine Arts, Boston. Steve is a perpetual autodidact with (if it matters) advanced degrees from an reputable art school and respected state university. He dropped out of high school in 1993.
 
ARTISTES
Nicolas Daubanes
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J'ai le plaisir de vous présenter Nicolas Daubanes, jeune artiste issu de la HEART, l'Ecole d'Art de Perpignan, à l'occasion de son exposition personnelle au Centre d'Art LE LAIT, intitulée "Jusqu'ici, tout va bien", dont le vernissage a lieu Vendredi 20 Janvier à Albi. Nicolas nous parle de la vie, pas seulement la sienne... non : la vie, son oubliable fragilité, ses rendez-vous différés, ses convocations parfois brutales. La vie, dans sa fuite éperdue, dans son affolement quotidien, mais aussi dans le silence éternel des interrogations sans réponses. Un travail généreux, fort et une intelligence des formes très actuelle.

Yan Duyvendak
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Né en 1965 en Hollande, vit à Genève et à Barcelone. Formé à l'Ecole supérieure d'art visuel de Genève, il pratique la performance depuis 1995. Présente régulièrement ses performances, notamment à la Fondation Cartier à Paris (Soirée Nomade, 1995), au Festival for performing arts EXIT, Helsinki (2001), à Art Unlimited Basel (2002), au Museo Reina Sofia de Madrid (Don't Call It Performance, 2003), à la Biennale de Guangju (2004), à Image Forum, Tokyo (2005), à la Ménagerie de verre, Paris (2006) à Vooruit, Gand (2007), au Festival d’Avignon (2008), au Theaterspektakel Zurich (2009), ou encore à la Comédie de Genève (2010).

Son travail vidéo se trouve dans de nombreuses collections publiques et privées, allant du Musée des Beaux-Arts de Lyon au Museum für Kommunikation de Bern.

Pablo Garcia
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Pablo Garcia est un jeune artiste de Montpellier, membre du collectif Jourdepaye. Ses recherches consistent à prélever des éléments du réel pour les faire dialoguer autrement. Ses "échantillons" sont retravaillés pour leur redonner des lectures à plusieurs niveaux.

 C'est à travers la mise en jeu d'événements historiques que nous pouvons relire le présent sous un nouvel angle. Ce postulat et la rencontre avec un lieu ou un paysage, dan une expérience à la fois physique et mentale, sont les points de départ de sa recherche.

 Les images qu'il donne à voir engagent un parti pris dans sa perception. A partir de la lisibilité et de la visibilité des dispositifs créés, il postule différentes interprétations possibles. Dans cette société où règne la surmédiatisation et l'immédiateté des informations, la lente révélation de ses images impose une durée et une distance au spactateur, afin d'aller au-delà des apparences.

 

Alain Declercq
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"Alain Declercq décompose la dialectique du regard en déjouant les stratégies de surveillance ou les symboles du pouvoir en place. Artiste du petit grain de sel enrayant la machine huilée, rodée, des formes de domination, Alain Declercq s'interroge sur la manière dont l'art peut mettre en crise des systèmes symboliques. Il pénètre ou intervient dans des lieux fermés, espaces représentatifs du pouvoir économique et consumériste. Ses travaux relèvent d'un interventionnisme œuvrant au sein de l'organisation du monde tel qu'il est. " Agnès Lontrade

 
wolkonsky@hotmail.fr
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